Pierre Marcel

portrait pierre

36 ans, 1 enfant, vit à Guidel, France.

 « Ce qui me plait, c’est raconter des histoires ! »

 « Je n’ai aucun mérite à être devenu marin ! Je suis né là dedans, c’est mon truc… » Le père de Pierre Marcel a construit, vendu, loué des bateaux toute sa vie. Sa mère gérait ce chantier naval familial où il est né.

Pierre ne pensait pour autant pas faire sa vie en mer. Après un Baccalauréat sciences et technologies de l’agronomie et de l’environnement et un BTS de gestion et protection de la nature appliqué au monde rural… il embarque pour parcourir le monde ! « J’apprends que j’ai mon BTS le jour où je pars comme 2nd sur Pen Duick III. » Il avait alors 20 ans, c’était en 2000… 

 Son deuxième « truc » c’est le cinéma. Là aussi, cela remonte à l’enfance. « Je suis allé au cinéma très tôt et beaucoup. Quand mon père travaillait sur les pontons, qu’il ne savait pas quoi faire de nous l’après-midi, il nous déposait au cinéma… On regardait souvent deux films d’affilée ! »

Une passion qui l’anime plus que jamais aujourd’hui et qui se nourrit de sa volonté d’apporter de la connaissance au plus grand nombre : « Moi ce qui me plait, c’est raconter des histoires… »

Alors, après un grand voyage sur Pen Duick VI, après deux saisons a la barre de Pen Duick, premier du nom et une traversée du pacifique sur le trois mats La Boudeuse, Pierre décide de transmettre toute la richesse de son univers et de l’héritage laissé par Éric Tabarly. « Je trouvais fou qu’il n’y ait rien sur Éric Tabarly. Il est là le point de départ. Or le film est un lien fantastique pour transmettre une passion. »

 Avec un synopsis bien précis en tête et 200 pages de « mots » du grand marin, il présente son projet à Jacques Perrin. « Je suis arrivé dans son bureau, j’avais 26 ans, skipper, les cheveux frisés, les lunettes accrochées dedans… Il m’a regardé avec un petit sourire, pensant que je voulais une place de figurant dans Océan. » Mais le réalisateur l’écoute. Il découvre un jeune homme passionné, connaissant son sujet sur le bout des doigts et sachant exactement ce qu’il voulait faire, ce qu’il voulait dire et à qui : « Il m’a dit OK, on va faire un film. »

 Le film « Tabarly » sera nommé au César et sélectionné dans 40 festivals du monde entier. Rien de moins. Notre jeune navigateur repart alors autour du monde, mais avec son film sous le bras cette fois.

 Pierre Marcel est ensuite contacté par Gaumont pour travailler sur le projet de « En Solitaire ». Il monte sa boite de production. D’autres commandes suivront, notamment aux États-Unis, et puis il y aura son projet : Les Projections Salées. 

 « Je serai toujours marin et cinéaste. » Un marin reste un marin. Pierre n’a jamais cessé et ne cessera jamais de naviguer.

Toujours avec le partage et l’échange en ligne de mire...

portait en filmant
Pierre Marcel à la barre de Pen Duick, été 2004.